jeudi 24 août 2017

Le jour où je suis partie de Charlotte Bousquet



Auteur: Charlotte Bousquet

Maison d'édition: Flammarion Jeunesse

Secteurs: Féminisme, jeunesse, voyage, découverte

Prix: 13€

Nombre de pages: 186 pages


Résumé:

Tidir rêve de liberté. Courageuse et déterminée, elle quitte son petit village près de Marrakech pour participer à la marche des femmes à Rabat. Au cours de son périple, la jeune femme doit faire face au mépris des gens et apprend à assumer son statut de femme libre.





J'ai découvert ce livre en Janvier avec la vidéo de Kaecilia  et depuis j'avais très envie de le lire, j'ai donc profité du salon du livre en Avril pour me le procurer, et le faire dédicacer par l'auteur. J'ai récemment vu que la BBenlivre jouait les prolongations sur le mois d'Août, et ayant très envie de participer à l'aventure j'ai décidé de vous faire découvrir ce roman pour rester dans le thème de l'été et du voyage. La BBenLivre ou autrement appelé booktube et la blogo en livre est une opération mise en place par Nathan pour célébrer la littérature de jeunesse, elle accompagne généralement Partir en livre qui se déroule durant le mois de Juillet, mais cette année l'opération a décidé de se prolonger sur le mois d'Août. D'ailleurs si vous souhaitez suivre ce qu'il se passe sur la BBenlivre voici un petit lien vers la page facebook de l'opération où vous pourrez retrouver pleins d'autres articles autours de la littérature de jeunesse ainsi qu'un super concours.
Maintenant passons aux points qui font de ce livre un très bon livre. 

Une invitation au voyage:

Lors de son périple jusqu'à Rabat, Tidir traverse une bonne partie du Maroc, que ce soit à pieds où à l'aide d'autres moyens de locomotions, et même si les paysages ne sont pas longuement décrits. Ce livre parvient à nous faire voyager à travers le Maroc avec les coutumes, les superstitions et toutes les croyances de ce pays. J'ai trouvé ce livre vraiment dépaysant rien qu'en se basant sur la population décrite à travers les pages .

Des problèmes de société:

Les problèmes de société et la façon dont ils sont abordés dans ce roman est vraiment très intéressant. Voir les différentes interactions entre Tidir, Lilian et les autres Marocains. Voir les différents regards qui peuvent être portés et les préjugés basés sur de simples petits détails sont très instructifs et enrichissants. À aucun moment je ne me doutait de cette manière de fonctionner. Il y a toujours une sorte de rapport hiérarchique entre les différents personnages, même si parfois il est beaucoup plus accentué.  De plus, il y a parfois des allusions à des problèmes de société plus vaste, tel que les migrants qui se trouvent actuellement à Calais. Cette oeuvre pousse à reconsidérer beaucoup d'éléments qui constituent notre société. 


Une part de féminisme:

Au coeur de ces problèmes de société, nous pouvons en retrouver un qui est plus accentué. Il s'agit de la place de la femme et de tous les codes sociaux qui l'entourent. Ce livre traîte de l'émancipation de la femme au Maroc et de tout le chemin qu'elle doit accomplir pour pouvoir être considérée comme étant l'égale d'un homme et malheureusement on comprend très vite que même si les choses sont en trains de bouger petit à petit, c'est un combat qui est loin d'être gagné. Certains passages décrits dans ce roman sont révoltants car il reflète une certaine réalité, au début de ma lecture j'étais plongée dans l'incrédulité la plus profonde tellement je ne m'imaginais pas de telles conditions de vie pour la femme dans ce pays. La présence de Lilian dans ce livre renvoie également à la condition de la femme en France et du chemin qui lui reste encore à parcourir pour atteindre l'égalité totale des sexes. À travers cette oeuvre, Charlotte Bousquet tire la sonnette d'alarme et lance un appel à la tolérance, la paix et l'égalité que ce soit entre les hommes et les femmes ou les différentes strates de la société. Et c'est en lisant ce type d'oeuvre que l'on se rend compte qu'un livre dédié à la jeunesse peut être aussi profond qu'un livre destiné aux adultes.

mercredi 16 août 2017

[Mime] Six of Crows de Leigh Bardugo




Auteur : Leigh Bardugo

Éditeur : Milan


Genre : Fantasy - Young Adult

Nombre de pages : 496 pages
Prix : 17,90€

Résumé :

Ketterdam : une ville grouillante de malfrats où tout s’achète si on y met le prix. Ce principe, personne ne l’a fait autant sien que Kaz Bekker, dit « les Mains Sales ». Quand le voleur se voit offrir une mission impossible mais qui le rendra riche, il réunit son équipe : un soldat assoiffé de vengeance, un tireur d’élite accro au jeu, un jeune fugueur des beaux quartiers, une espionne défiant les lois de la gravité, et une Grisha aux puissants pouvoirs magiques. Six dangereux hors-la-loi seuls capables de sauver le monde – s’ils ne s’entre-tuent pas avant...


Aujourd'hui, parlons de hors-la-loi, parlons de Six of Crows écrit par Leigh Bardugo. Ce livre est mon premier coup de cœur de l'été. Je l'ai lu très rapidement, voire trop rapidement. J'aurais aimé que ma lecture ne se termine jamais ! J'ai vraiment tout aimé dans ce roman. Tout d'abord, j'ai vraiment apprécié la façon dont est construit le livre. Le changement de point de vue à chaque chapitre renouvelle l'action et m'a donné à chaque fois l'envie de continuer ma lecture. En alternant les points de vue, l'auteure donne du suspense. Je ne savais jamais vraiment ce qu'il se passait. J'étais constamment dans le brouillard jusqu'à ce que tout soit révélé. Cette alternance m'a aussi permis d'apprendre à connaître les personnages. Je les ai autant aimé que détesté puisqu'on apprend à connaître un personnage en le suivant dans le roman, mais aussi par le regard que les autres personnages ont sur lui et n'oublions pas que nous avons affaire à des criminels ! Je me suis vraiment attachée à ces jeunes hors-la-loi. J'ai apprécié les découvrir eux, leurs histoires ainsi que les liens qui les unissent. On découvre une palette de personnages sombres, parfois cruels, mais aussi sensibles et avec un lourd passé. Il y a Kaz, un voleur qui impose le respect de tous et qui m'a surprise tout au long de l'histoire, Jesper, le tireur qui m'a beaucoup fait rire, Matthias, le soldat qui a été jeté en prison, Wylan, le petit bourgeois devenu voyou et enfin, une touche de féminité donnée par Nina la sorcière et Inej l'acrobate, toutes deux aussi douces que badass. Ces personnages évoluent dans un monde proche du nôtre, mais bien plus sombre et cruel où toutes les actions sont motivées par l'argent. Ce que j'ai vraiment adoré, c'est que cet univers est rempli de magie. Pendant ma lecture, je me suis imaginée dans un univers proche du Londres de l'époque Victorienne avec une ambiance un peu semblable à celle de la série Peaky Blinders. J'ai vraiment aimé voir les personnages avancer dans cet univers qui malgré sa dureté m'a fait rêver ! Ce livre est vraiment un gros coup de cœur. J'ai mis beaucoup de temps avant de me décider à lire ce premier tome et maintenant je n'ai qu'une envie, c'est de lire le deuxième et (malheureusement) dernier tome de Six of Crows. Et je mets Leigh Bardugo dans mon top 5 des meilleurs auteurs ! Je vous conseille vraiment de tenter l'expérience, car ce livre vaut vraiment le détour !

mardi 8 août 2017

[Samy] Takane&Hana de Yuki Shiwasu


Dessinateur :  Yuki Shiwasu
Editeur : Kazé
Type : Shojo
Genre :   romance, comédie
Prix : 6,79€
Nombre de tomes VO : 7 (en cours)
Nombre de tomes VF : 6 (en cours)

Résumé
Hana, lycéenne de 16 ans, est contrainte de prendre la place de sa sœur lors d’une rencontre arrangée. Présentée à l’héritier du grand groupe Takaba, Takane Saibara, elle ne s'attendait pas à se faire insulter et traiter de croqueuse de diamant. Furieuse, elle lui jette sa perruque à la figure et s'en va. Pourtant, à sa plus grande surprise, Takane lui propose un rendez-vous le lendemain.

Pendant très longtemps, j’ai eu du mal à lire des shojo. Je leur reprochais d’être trop cliché, stéréotypé et gnangnan. Dans les shojo, en règle générale, le côté niais détient une grande part. Et il est donc dur de trouver un shojo qui sort du lot. Mais, on peut être dans le mignon sans tomber dans le redondant et le mou. C’est pour cela que lorsqu’une de mes amies m’a parlé de Takane&Hana, j’ai fait la grimace, mais ma petite Mélo de MéliMélo de bouquins a su me convaincre.

Hana rencontre l’héritier d’un grand groupe industriel dans un rendez-vous arrangé en vue d’un possible mariage à la place de sa sœur qui est déjà en couple et n’est pas intéressé. La famille d’Hana travaillant pour le groupe, elle ne peut se permettre de refuser. Takane est beau et élégant, mais le charme opéré s’efface aussitôt qu’apparu. Il s’en prend à elle et la critique ouvertement sur ses habits et son apparence. Hana n’en pouvant plus lui balance ces quatre vérités ainsi que sa perruque. Un geste que Takane n’oubliera pas de sitôt. Contre toute attente, alors qu’elle croyait en avoir fini de cet arrangement, Takane revient à la charge et lui propose un rendez-vous. A partir de ce moment-là, les deux protagonistes vont enchaîner les rendez-vous et se découvrir mutuellement.

Le shojo est rafraîchissant, il sort des sentiers battus et offre quelque chose de nouveau. L’héroïne n’est pas une cruche naïve et romantique à en pleurer. Elle est dynamique, directe, honnête et n’a pas sa langue dans sa poche. Elle va même parfois prendre Takane à son propre jeu et le déstabiliser. Takane, quant à lui est capricieux, arrogant, riche et enfant gâté.

Ce qui change, c’est l’association des deux personnages. Ce manga se démarque par la différence d’âge des deux personnages et de leur statut social. Takane à 26 ans, tandis qu’Hana en a 16. Pourtant, on a souvent l’impression de voir deux adolescents se chamailler. Hana ose lui dire la vérité, elle a un sacré caractère et il aime ça.

Je me suis vraiment attachée à eux. Hana ressort le meilleur de Takane et lui, dévoile ses fêlures. Yuki Shiwasu touche un public plus large que celui habituel du shojo. Elle joue sur l’humour, les mimiques de ses personnages et s’attarde plus sur Hana tentant d’échapper aux pièges mesquins de Takane plutôt que sur la romance.

Ce manga est dynamique et change des shojo habituels. On rit énormément du côté de Takane qui ne fait rien dans le minimalisme avec le côté blasé et tellement inimpressionnable d’Hana.