samedi 15 juillet 2017

[Samy] A silent voice de Yoshitoki Oima


Dessinateur :  Yoshitoki Oima
Editeur : Ki-Oon
Type : Shonen
Genre :   école, drame, tranche de vie, psychologique, romance
Prix : 6,60€
Nombre de tomes : Série terminée en 7 tomes


Résumé
Shoko Nishimiya est sourde depuis sa naissance. Même équipée d’un appareil auditif, elle peine à saisir les conversations, à comprendre ce qui se passe autour d’elle. Effrayé par ce handicap, son père finit par l’abandonner, laissant sa mère l’élever seule.
Quand Shoko est transférée dans une nouvelle école, elle s’emploie à surmonter ses difficultés mais, malgré ses efforts pour s’imprégner de ce nouvel environnement, rien n’y fait : les persécutions se multiplient, menés par Shoya Ishida, le leader de la classe. Tour à tour intrigué, fasciné, puis finalement exaspéré par cette jeune fille qui ne sait pas communiquer avec sa voix, Shoya décide de consacrer toute son énergie à lui rendre la vie impossible.





Aujourd’hui, parlons shônen mes otakus. Depuis quelque temps, je me suis lancée dans la lecture d’un shonen des éditions KI-OON ayant fait le buzz au Japon. J’ai découvert ce manga dans ma librairie otaku comme d’habitude. Ce n’est qu’après l’avoir conseillé à ma mère que je me suis lancée dans sa lecture. A Silent Voice est un manga qui parle de handicap et de harcèlement social, c’est donc avec une certaine appréhension que j’ai commencé ma lecture. Au premier abord, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre et je peux vous dire que ce fut une agréable surprise.

« Chaque jour était une nouvelle bataille dans ma guerre contre la morosité » annonce Shoya Ishida dans les premières pages du manga. Quoi de mieux que de se lancer des défis courage pour échapper à l’ennui. Sauter d’un pont, se faire battre … voilà le quotidien de Shoya. C’est un jeune collégien qui a toujours su se faire remarquer. En cours d’année, Shoko, une jeune fille douce, gentille et malentendante intègre sa classe. Shoya se trouve alors une nouvelle activité : lui rendre la vie possible. Shoya ne cesse de tester la surdité de Shoko.

Yoshitoki Oima n’y va pas de main morte avec les brimades, les paris et réflexions méchantes des jeunes collégiens qui ne cessent d’augmenter au fil des pages. L’envie ne nous manque pas d’en coller une à Shoya, d’ailleurs. Le jeune garçon est haïssable dès les premières pages du manga. Insolent, il a besoin d’attention. L’image que nous offre le mangaka est celle de l’enfant : égoïste, bête et méchant. Shoya est désagréable, mais il n’est pas le seul en tort. Le comportement de ces camarades est d’autant plus inadmissible. Le harcèlement de Shoya amuse ses copains. L’image de l’environnement scolaire s’effrite au fil des pages et en devient exécrable.

Mais voilà, tout cela se termine le jour où Shoya va trop loin. Confronté à la réalité et aux plaintes de la mère, Shoya se retrouve à endosser l’entière responsabilités, abandonné de ses copains. A son tour, Shoya devient le souffre-douleur de la classe.

Ce manga dénonce le harcèlement, les brimades, brutalités morales et psychologiques que peuvent subir les enfants dans le système scolaire. Traitant de la différence, Yoshitoki Oima montre les conséquences dramatiques de ce que la peur de l’autre, de l’inconnu peut engendrer.

Le graphique est beau, fluide, les traits sont fin et expressifs. C’est un manga émouvant qui témoigne de l’intolérance dans la société japonaise, mais aussi dans la société française. C’est touchant et juste. Le dessin est émouvant et retransmet parfaitement les sentiments des personnages. Le thème est fort, révoltant, mais surtout véridique. En quelques mots, A Silent Voice est un shonen qui nous offre une histoire ancrée dans la réalité du harcèlement scolaire et qui montre les difficultés d’être différent dans cette société.

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