mercredi 31 mai 2017

[Ju] Seul sur la mer immense de Michael Morpugo


Auteur: Michael Morpurgo

Maison d'édition: Gallimard Jeunesse

Secteurs: Jeunesse, Aventure

Nombre de pages: 294 pages

Prix du livre neuf: 7.30 € (en poche)


Résumé:

 En 1947, le tout jeune Arthur est embarqué, comme des milliers d'autres orphelins, sur un bateau à destination de l'Australie. Il ne sait pas encore qu'il ne reverra pas sa sœur ni sa terre natale anglaise. Désormais sa vie entière se fera là-bas, jalonnée d'épreuves mais aussi illuminée par la rencontre de personnages extraordinaires et par sa passion de la mer. Bien des années plus tard, Allie, la fille d'Arthur, quitte la Tasmanie, au sud de l'Australie, à bord de son bateau. Elle s'apprête à accomplir une formidable traversée en solitaire. Son but : franchir les océans pour gagner l'Angleterre, dans l'espoir de retrouver sa tante Kitty, la sœur de son père. 










Ça faisait longtemps qu’un roman jeunesse m’avait émue comme ça. J’ai compris ensuite pourquoi : étant comme d’habitude à la ramasse je n’avais pas remarqué que c’était du même auteur que Cheval de guerre, roman qui m’avait marqué quand je l’ai lu en primaire. Celui-ci je l’ai choisi parce que je trouvais la couverture très jolie (j’ai l’édition d’origine et pas la version poche) et parce qu’il avait été primé. Bon pour tout vous avouer, l’auteur me disait vaguement quelque chose et les illustrations de la version poche ont confirmé mes soupçons. En effet tous les livres de cet auteur sont illustrés par la même personne qui avec des aquarelles fait bien ressortir l’idée de grands espaces et d’aventure des romans de Michael Morpugo.

L’histoire en elle-même est très intéressante. Comme toujours avec cet auteur on part d’un fait historique souvent peu connu pour développer une fiction. Je dois avouer que, généralement, j’aime beaucoup ce genre de livre car il parle d’une autre histoire, et change de tous les livres sur la seconde guerre mondiale qui peuvent exister pour la jeunesse (non je n’ai pas de problème avec les livres sur la seconde guerre mondiale je trouve juste qu’il y en a trop).

Conçu en deux temps les histoires sont réellement indépendantes l’une de l’autre. Il s’agit de deux récits à la suite avec deux types de narrations très différentes. D’abord celui d’Arthur, le père, qui nous raconte son histoire de manière chronologique, comme une autobiographie. Puis celui d’Allie, la fille, plus décousu qui commence à un certain moment puis fait plusieurs sauts temporels vers le passé pour finir par revenir au présent, le tout donné une narration très déconstruite. Le tout donne l’impression d’un dialogue entre deux générations chacun faisant un voyage vers son identité (lui vers ce qu’il veut devenir et elle vers ses origines).

J’ai vraiment été touchée par l’histoire du père qui part de moins que rien pour finir sa vie heureux même s’il n’a pas réalisé tout ce qu’il voulait. J’ai vraiment moins aimé l’histoire de sa fille partie en solitaire sur les traces de son père et de sa famille. L’histoire est trop décousue et le voyage en solitaire est ce qu’il est : solitaire et un peu ennuyeux sur les bords. L’idée est loin d’être mauvaise mais ce genre de récit est trop « plat » pour moi. Les rebondissements sont prévisibles et on n'a pas vraiment l’impression d’avancer quelque part, ce qui est ironique vu qu’on est dans un bateau faisant le tour du monde. L’histoire de son père elle est pleine de péripéties souvent tristes mais qui donnent un certain rythme à l’histoire. De plus, il y a une vraie leçon de courage, de persévérance et d’amitié. Et même dans les moments les plus difficiles des touches d’humour sont présentes ce qui évite de tomber dans une histoire trop morose dont un enfant ne tirerait rien.

Cerise sur le gâteau : les paysages australiens qui font voyager en moins de temps qu’il ne le faut pour le lire !

Pour conclure : Allez –y au moins pour le premier récit qui vaut vraiment le détour et qui sait vous apprécierait peut-être Allie et son albatros ! 


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