mardi 28 février 2017

[Samy] Sim Survivor de Loïc Le Borgne


Auteur: Loïc Le Borgne

Maison d'édition: Scrinéo

Secteurs: Dystopie

Nombre de pages: 352 pages

Prix du livre neuf: 16.90 €




    Mon passe-temps préféré : flâner dans les librairies. C'est comme cela que les livres arrivent dans PAL la plupart du temps. Lors de ma dernière virée hebdomadaire en novembre, mes yeux ont vite été attirés par le titre Sim Survivor. Il était évident, selon ma logique et la couverture du livre qu'il s'agissait d'une dystopie [une lumière s'est allumée dans mon regard, et un émerveillement est apparu au mot SIM. Comme dans le jeu des Sims, me suis-je demandé?] Un système qui n'a pas encore été exploré dans la dystopie, cela me semblait un bonne idée qui risquerait d'être sensationnelle. Et l’œuvre a donc fini dans mes bras, pour suivre le chemin de la caisse et de ma bibliothèque.

   Une entreprise qui veut gagner de l'argent développe un jeu de survie virtuel. SIM SURVIVOR, retransmis dans le monde entier, est le divertissement que personne ne rate à la télévision comme certaine personnes de nos jours ne ratent pas leurs émissions de télé réalités.
Nous sommes en 2022, le monde n'est plus celui dans lequel nous vivons ; la société est divisé en 3 classes:des personnes aisées aux personnes les plus pauvres. Trois cercles qui délimitent les différences sociales et les niveaux de vie.
   Sandro (le personnage principal), 18 ans, imbus de lui-même, est un enfant gâté du deuxième cercle qui s'adonne aux plaisirs de l'alcool, la drogue, le sexe, et vie de son confort sans se préoccuper de son prochain. C'est alors qu'il rencontre Ambra qui lui propose une drogue qui lui fera vivre une expérience inédite. Sandro se retrouve alors malgré lui comme candidat à la dixième édition de Sim Survivor. Il fait vite face à un réel problème : et s'il ne s'agissait pas simplement d'un jeu de simulation ?
   Sim Survivor est un roman original qui m'a surprise par sa perversité, dans le sens de faire le mal consciemment et par plaisir, de la société que peint l'auteur. Les candidats sont sélectionnés parmi les catégories les plus basses de leur société et ils doivent divertir les hautes sphères dans un jeu où la mort est un personnage à part entière et récurrent. Construit sur une frontière entre réalité et fiction qui vacille constamment, Loïc Le Borgne alterne entre violence, stratégie et manipulation. Ce roman, parce qu'il faut l'évoquer, se rapproche de Hunger Games. De quelles façons ? Des adolescents coincés dans un jeu retransmis à un public. Et il n'y aura qu'un seul vainqueur. Cette analogie entre les deux romans est inévitable ; durant toute ma lecture je ne pouvais m'empêcher de noter les points communs entre Ankoudrouk, le présentateur de Sim Survivor à Caesar Flickerman, le présentateur des Hunger Games. C'est d'ailleurs ce qui me faisait peur au début : que ce roman ne se rapproche trop d'Hunger Games. Mais ces similitudes au final ne paraissent être que de simples clin d’œil. Autant Sim Survivor se rapproche d'Hunger Games autant il s'en éloigne. Toute l'originalité de l’œuvre se trouve dans les personnages, l'action et le système des épreuves. Les candidats doivent subir des épreuves les menant d'une île à une autre qui sont peuplés d'êtres fantastiques : spectres, sorcières, créatures mythologiques, zombies sont au rendez-vous. [Pensez à prendre un pied de biche avec vous. Cela peut toujours servir contre les zombies, ou alors un extincteur]

   Ce qui m'a malheureusement déçue est la « stéréotypisation » des personnages. Sandro, sûr de lui, de son physique et son intelligence s’ennuie de la réalité et préfère planer grâce aux drogues.Il est suffisant et prétentieux. Jusqu'ici tout va bien, mais dès l'introduction d'Ambra et jusqu'à la fin du roman, ils deviennent vite insupportables. Côtoyer Ambra transforme le personnage, et l'histoire devient vite en une histoire amoureuse pathétique en dehors des passages d'action. Malgré leur âge, 17/18 ans, ils paraissent beaucoup plus jeunes dans leur façon de penser et d'agir. Ambra, impulsive et rebelle dans l'âme, au passé tragique et Sandro le riche pleurnichard. De plus, la romance entre les deux personnages est pré-sentie dès les premières pages et reste juste une romance sans intérêt et peu attachante.

   Finissons tout de même sur une note positive, ce roman se situe dans la complexité du jeu qui joue sur la tromperie : il faut faire croire à un jeu vrai, c'est-à-dire faire le plus vraisemblable possible avec des décor faux, fictionnel. Pourtant tout ce qui s'y passe est vrai.
   A travers ce roman , Loïc Le Borgne apporte une critique de la société qui manipule et trahit son peuple.


Article rédigé par Sarah


2 commentaires:

  1. Je l'ai pris en ebook dès sa sortie, mais je n'ai toujours pas eu le temps de le découvrir.
    En plus, il y a tellement d'avis différents que je ne sais plus sur quel pied danser, mais le côté représentatif de la société à travers un "jeu" m'avait bien donné envie !

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    1. L’œuvre en elle-même est assez particulière. Je suis toujours dubitative sur le sujet, je ne l’ai pas adoré mais je ne l’ai pas détesté non plus. En fait, le système des SIMS n’a jamais été utilisé en littérature et du coup j’ai trouvé ça intéressant de l’exploiter. Mais pour le coup, j’ai été un peu déçue. Il construit tout une topique, un univers et un concept original mais il ne l’exploite pas assez selon moi. Comme toi, j’ai vu que les avis étaient assez divergents, et je pense que ces avis autant dispersés viennent surtout de deux points de l’œuvre : le rapport avec Hunger Games, son roman surfe sur la vague d’Hunger Games [sur le début du scénario] et les personnages que j’ai trouvé peu travaillé et agaçants.
      Juste pour information, l’auteur a prévu de faire un diptyque.

      par Sarah (A.L Carrol sur google+)

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