lundi 23 octobre 2017

[Emy] Deux supers albums de Clémentine Beauvais


Hello les bookovores,

Ce mois-ci nous avons décidé de mettre l'auteur Clémentine Beauvais à l'honneur sur le blog et pour l'occasion j'ai décidé de vous présenter deux de ses albums que j'ai lu et adoré.


Ces deux albums sont Va jouer avec le petit garçon et Samiha et les fantômes, deux albums que l'on peut facilement lire avec de jeunes enfants mais qui s'adressent également à un public plus mature. 



Dans le livre, Va jouer avec le petit garçon! on retrouve un petit garçon que sa maman emmène au parc, il joue seul, jusqu'à ce que sa mère lui dise cette phrase, que l'on a tous entendu au moins une fois quand nous étions petits, " Va jouer avec le petit garçon!". C'est alors que notre petit garçon répond à sa mère qu'il ne lui conseille pas d'aller jouer avec la vieille dame qui nourrit les pigeons. S'en suit toute une théorie comme quoi le petit garçon pourrait être un monstre qui veut enlever des enfants dans sa cachette souterraine qui se situe sous le bac à sable. 


Ce livre est à la fois drôle et haut en couleurs. J'aime beaucoup comment l'imagination de l'enfant y est retranscrite que ce soit dans sa théorie folle ou dans les dessins de Maisie Paradise Shearring. Cet album a le don de faire peur mais de toujours rebondir sur quelque chose de drôle. En quelques pages l'auteur nous emmène dans des histoires toujours plus folles les unes que les autres. Le tout est accompagné de magnifiques illustrations rappelant un peu les dessins qu'un enfant de cinq ans plein d'imagination pourrait faire. Ce livre peut également s'adresser aux parents et leur montrer que ce n'est pas grave si leur enfant ne veut pas aller jouer avec les autres enfants, il faut le laisser faire, il s'ouvrira de lui-même quand il en aura envie.





Dans Samiha et les fantômes, Samiha est une petite fille qui vit avec sa mère, sa tante et sa grand-mère qui portent le voile intégral. Pour elle, ce sont des fantômes, elle refuse de devenir un fantôme quand elle sera plus grande car cela reviendra pour elle à dire adieu à sa liberté. Malheureusement elle n'a pas le choix, car c'est son oncle qui le veut et elle doit lui obéir. Un jour l'oncle meurt et revient en tant que véritable fantôme. Samiha lui fait comprendre qu'elle ne sera jamais un fantôme, qu'elle préfère vivre sa vie comme elle l'entend et que la vie de fantôme se résume pour elle à la solitude et à la tristesse.

Samiha et les fantômes est une œuvre qui s'illustre dans un tout autre registre. Elle est à la fois douce et comporte un sujet grave et sérieux. Ici, Clémentine Beauvais aborde le thème du port du voile intégral, elle milite pour le droit des femmes à travers cette œuvre, plus précisément elle milite pour l'égalité hommes/femmes. C'est un sujet assez difficile qui est abordé avec poésie et tact. Je recommande toute de même ce livre à un public plus âgé que celui de Va jouer avec le petit garçon! Les illustrations pleines de couleurs font penser à de l'impressionnisme et font bien ressortir le message abordé. De plus le livre est classé chez Amnesty international.


J'espère que ces livres, vous plairont, pour ma part j'ai passé un très bon moment à les lire, ils sont vraiment riches et écrits avec finesse et poésie. Cela peut être très utile si on veut aborder avec un enfant des sujets sérieux tout en adoucissant les choses.

samedi 21 octobre 2017

[Emy] Ma pile à lire spéciale Halloween



Hello les bookovores,

Je suis heureuse de vous retrouver aujourd'hui pour vous parler de la petite pile à lire que je me suis confectionner spécialement pour Halloween. Pour cette PAL j'ai fait en sorte de piocher exclusivement dans ma bibliothèque afin de pouvoir sortir des livres que j'ai acheter depuis longtemps et d'éviter d'ajouter encore plus de livres à ma PAL générale déjà bien débordante. Au programme il y a des sorciers, des chasseurs de monstres ou encore des histoires qui vous glacent le sang.






Alors comme vous pouvez le constater, je suis restée plutôt sage quant à la PAL que je me suis préparer mais c'est pour la simple et bonne raison que déjà cinq livres à lire en un mois, en plus d'autres livres que je dois lire, bah ça fait déjà pas mal.

Si jamais vous avez décidé de vous faire une petit challenge d'Halloween vous aussi, n'hésitez pas à me le dire dans les commentaires, je serai ravie d'en parler avec vous !

mardi 17 octobre 2017

[Samy] Après la pluie de Jun Mayuzuki





Titre :  Après la pluie
Dessinateur :  Jun Mayuzuki
Maison d'édition  : Kana
Type : Seinen
Genre :   romance, comédie, école
Prix : 5,95€ (prix de lancement jusqu’au 31/12/17)
Nombre de tomes : VO : 8 (en cours) VF : 2 (en cours)




Résumé :
Akira Tachibana, 18 ans, est en classe de première au lycée. Après les cours, elle travaille dans un restaurant familial géré par Masami Kondô, 45 ans. La jeune fille, plutôt introvertie, est secrètement très attirée par son patron. Alors qu’Akira s’apprête à peine à sortir de l’adolescence, Kondô, lui est déjà à la moitié de sa vie. Une histoire d’amour à suivre de près …




Il est temps d’arpenter un nouveau genre, aujourd’hui parlons seinen. Le seinen est un manga adressé à un public plus mature, plus adulte dirons-nous. Il reprend des thèmes du shonen mais de façon plus complexe, plus réalistes et parfois plus violemment.


Un amour hors norme


Kana nous a proposé en avril 2017 un nouveau seinen qui vient grossir la palette de manga de son catalogue. Après la pluie de Jun Mayuzuki est un manga qui nous offre de la simplicité et c’est simplicité qui ressort la crédibilité de la situation. C’est à travers une tranche de vie que Jun Mayuzuki plante ses deux personnages. Akira, une adolescente pas très bavarde, ni très sociable. Ancienne sprinteuse, une blessure à la cheville a fait vaciller ses rêves. De l’autre côté, Masami, le gérant du restaurant. 45 ans, divorcé et papa d’un petit garçon, c’est un personnage un peu gauche écrasé par le poids du travail, gentil et bienveillant. Avec ce titre, les éditions nous font découvrir une romance différente qui se veut d’éviter l’amour à sens unique ou l’amour impossible. Après la pluie met en lumière le sujet sensible de la différence d’âge entre deux personnes dans une relation amoureuse. D’un ton léger et délicat, on découvre une nouvelle façon de voir l’amour. Les sentiments ne s’expliquent pas et le manga le montre très bien. Ici, pas de mièvrerie, le manga étincelle lui-même de sa limpidité. 

Un manga qui sort des sentiers battus


Une romance, oui, mais sans cliché. Il n’y a pas de volonté de faire plamplan pour que ça étincelle et plaise à son lectorat. Akira n’a rien de l’héroïne de shojo. On sort de l’image de la fille pétillante, belle qui tombe amoureuse du garçon populaire de l’école. Ici, la désillusion est introduite dès le début ; Akira a subi un accident qui lui a couté sa passion. Elle est plutôt mûre et sort du lot de ses héroïnes fades manquant de vigueur de la plupart des shojo. C’est un manga qui sort des sentiers battus et c’est appréciable. Ce premier tome prend le temps de poser les relations, mais on ne traine pas en longueur : la fin du tome 1 annonce déjà un tremplin dans l’histoire.

Un manga tout en poésie


Une ambiance douce, de timidité et d’appréhension des sentiments est mise en place. Le manga est frais et renouvelle le genre de la romance. Il y a beaucoup de poésie et de mélancolie qui ressort du graphisme, il y a peu de dialogue, ce qui donne beaucoup d’ampleur aux dessins.

NB : Une adaptation animée vient d'être programmée pour une diffusion prévue en janvier 2018 sur Fugit TV (qui ont passé Your lie in April, Erased, Psycho-Pass) 

lundi 9 octobre 2017

[Emy] Et si... de Rebecca Donovan



Auteur: Rebecca Donovan

Maison d'édition: PKJ

Secteurs: Jeunesse, drame

Prix: 18.50€

Nombre de pages: 474 pages

Résumé:

Quand Cal pense avoir retrouvé Nicole, l'amie d'enfance dont il a toujours été amoureux, il n'en croit pas ses yeux. Cependant, malgré sa ressemblance frappante avec Nicole, cette jeune femme prétend s'appeler Nyelle, et son caractère est a l'opposé de celui que Cal a toujours connu.








J'avais vraiment hâte de découvrir ce livre, j'ai craqué dessus lors du salon du livre 2017 après avoir fini la saga Ma Raison de vivre du même auteur. Cette saga étant l'une de mes préférés, j'ai placé tous mes espoirs dans ce nouveau roman. Mais sans avoir détesté, on ne peut pas dire non plus que j'ai été transportée par ce récit. Et ce, pour plusieurs raisons.

L'écriture


Si il y a bien une chose qui a fait que je n'ai pas détesté ce livre, c'est bien l'écriture. L'auteur arrive à créer un récit où elle nous tient en haleine jusqu'au bout. Personnellement lors de ma lecture je ne savais pas trop où Rebecca Donovan voulait nous emmener, quelle allait être la finalité de l’œuvre. C'était assez agréable comme sensation de lire un livre sans deviner la fin dès le début. Ce côté énigmatique avait vraiment quelque chose de grisant et me donnait envie d'arriver très vite à la fin pour avoir toutes les réponses à mes questions. De plus, le style de l'auteur est vraiment léger et subtil, si bien que les pages défilent sans que l'on s'en rende vraiment compte. Seulement voilà, quand on met en scène un tel scénario, il faut une fin qui tienne la route. 

La fin



Ce livre a été frustrant en grande partie à cause de sa fin, quand on a un scénario aussi bien ficelé, que l'on crée de la curiosité chez le lecteur et qu'on arrive à le tenir en haleine tout au long du roman, la fin devrait être explosive. Hors là, la fin avait plutôt des allures de pétard mouillé, elle sentait le réchauffé, et paraissait peu crédible. 


La fille John Green



 Avant toute chose, je tiens à dire que John Green est l'un de mes auteurs préférés et que je ne lui jette aucunement la pierre. Mais depuis quelques temps je vois se développer dans pas mal de roman le personnage que j'appelle "la fille John Green". Pour moi ce personnage c'est l'incarnation de la fille super énigmatique qui fait des trucs un peu fou on ne sait pas pourquoi et qui a tendance à mener le personnage masculin par le bout du nez. Ce personnage peut-être intéressant, il a très bien marché pour John Green avec Alaska dans Qui es-tu Alaska? il a également bien fonctionné dans La Face cachée de Margo même si pour ma part, j'aurais bien baffé ladite Margo. Mais pour le coup dans ce roman je trouve que ce personnage ne fonctionne pas vraiment, alors certes il y a une histoire derrière cette façade mais pour ma part, ce trait de caractère avait plutôt tendance à m'agacer. Je ne demande pas non plus que l'on retourne à la pauvre petite fille nunuche qui se sent perdue si il n'y a pas un garçon pour lui venir en aide, mais, mince quoi il y a tellement d'autres traits de caractère à exploiter! 


En dehors de ça, on ne peut pas vraiment dire que le livre soit mauvais, ici je force un peu le trait sur les éléments que j'ai adorés et les autres que j'ai particulièrement détestés. Mais au final j'ai passé un très bon moment de lecture, il y a certaines scènes qui m'ont fait rire et d'autres qui m'ont agacée, c'est l'expérience de lecture après tout.

dimanche 1 octobre 2017

[Samy] Je reviendrai avec la pluie de Takuji Ichikawa




Auteur :  Takuji Ichikawa
Maison d'édition : J’ai lu
Secteur :   autobiographie, romance, drame, fantastique
Nombre de pages : 319
Prix : 7,10€


Résumé :
L’amour peut-il être éternel ? C’est ce dont est persuadé Takumi, homme maladroit et angoissé, qui doit élever seul son fils de six ans, Yûji, depuis la mort de sa femme, Mio. Une année est passée et, comme elle le lui avait promis, Moi réapparaît miraculeusement au premier jour de la saison des pluies. Mais celle-ci a tout oublié de sa vie avec son mari. Durant six semaines, comme suspendues dans le temps, Takumi va donc l’aider à démêler les fils de leur amour et, doucement, laisser naître une nouvelle histoire.





Aujourd’hui, j’aimerais changer un peu de sujet. Toujours autour de l’Asie, je souhaiterais vous présenter un roman japonais que j’ai lu et que j’ai beaucoup apprécié. Il s’agit de Je reviendrai avec la pluie de Takuji Ichikawa. Ce roman a été un véritable succès à sa sortie en 2003 et a même été l’objet d’un film et d’un manga. J’ai découvert ce roman tout à fait par hasard alors que je cherchais un livre pour valider un des défis du challenge de l’été : une romance sous la pluie. Littérature que je connais peu, malgré ma passion pour l’Asie, j’ai décidé de me lancer dans sa lecture.

Entre réalité quotidienne et fantastique

Takumi est un homme névrosé, tourmenté par de nombreuses angoisses et par des troubles obsessionnels compulsifs. De santé fragile, toute sa vie doit être réglée et précise. Père du petit Yûji dont la mère est décédée un an plus tôt. Tak-kun, comme l’appelle son fils, écrit un livre pour lui raconter leur histoire afin que le petit homme ne se sente pas coupable de la mort de sa mère. C’est dans un quotidien un peu morne et banal qu’évolue les deux personnages dans un style de vie qu’ils appréhendent chaque jour. Puis, au début de la saison des pluies, c’est une Mio amnésique qui réapparaît. Ce n’est pas une illusion, ni une chimère, elle n’est pas non plus un fantasme ou un fantôme. Mio est bien réelle. « Lorsque la saison des pluies sera de retour, je reviendrai sans faute voir comment vous vous débrouillez, tous les deux » avait-elle dit avant de mourir. Cette douce promesse de réconfort se réalise. Les deux protagonistes vont la ramener chez eux et tenter de lui rappeler leur vie à deux, puis à trois.
Le fantastique intervient dans l’histoire sans fioritures et s’y glisse de façon naturelle. Il en devient même merveilleux, car on y adhère facilement et sans tracas. Ce merveilleux qui se mêle au quotidien des personnages et aux éléments autobiographiques, est inattendu mais censé. Je n’ai pas tiqué à ce moment de l’histoire, tout au contraire, je l’ai lu comme si c‘était tout à fait normal, ce qui explique que j’ai été déçue par la révélation finale qui explique la situation surnaturelle de l’histoire. J’aurais préféré que le mystère continue de planer.

Une histoire d’amour suspendu dans le temps

Mio repartira à la fin de pluies… Le couple aura donc 6 semaines. 6 semaines pour parler d’amour, pour revivre l’amour. Une histoire touchante et déconcertante étalé sur 6 semaines. Ces 6 semaines seront un le point culminant de l’œuvre. 6 semaines pour se rappeler, pour aimer, vivre. Le temps se suspend durant 6 semaines.

Un roman poétique

C’est une histoire d’amour douce et pleine de légèreté. L’auteur aborde un sujet triste et sérieux : celui de la mort et du deuil côtoyant la force de l’amour. Il y a beaucoup d’émotions qui découlent de l’écriture du roman. Très poétique, l’auteur a su me transporter avec sa plume dans l’averse de la pluie pour vivre avec les personnages cet amour intemporel. C’est un roman poétique, frais et émouvant. Le point négatif qui en ressort par contre, c’est la pauvreté des dialogues. Autant le récit nous transporte par sa richesse et sa poésie, autant les dialogues sont brefs, banals et parfois ennuyeux.
Au fil de ma lecture, j’avais l’impression de lire ce livre que Takumi était en train d’écrire. J’avais l’impression d’être projeté dans une sorte de mise en abyme. L’histoire d’une seconde chance unique tout en émotions, belle et triste à la fois.


mardi 26 septembre 2017

Inséparables de Sarah Crossan


Auteur: Sarah Crossan

Maison d'édition: Rageot

Secteurs: Jeunesse, dramatique, tranche de vie

Nombre de pages: 406 pages

Prix: 14.90 €


Résumé:

Grace et Tippi. Tippi et Grace. Deux sœurs siamoises, deux ados inséparables, entrent au lycée pour la première fois. Comme toujours, elles se soutiennent face à l’intolérance, la peur, la pitié. Et, envers et contre tout, elles vivent ! Mais lorsque Grace tombe amoureuse, son monde vacille. Pourra-t-elle jamais avoir une vie qui n’appartienne qu’à elle ?





Ayant beaucoup croisé ce livre sur les réseaux sociaux, j'étais assez curieuse de le découvrir. De plus une des libraires avec qui je travaillais lors de mon stage l'année dernière m'avait chaudement recommandé ce livre. Donc lorsque j'en ai eu l'occasion je me le suis procuré et ça faisait longtemps que je n'avais pas lu un livre sitôt que je l'avais acheté. C'est d'ailleurs ce livre qui m'a aidé à sortir de ma panne de lecture. Voici les éléments qui m'ont marqué lors de ma lecture.


Un sujet ultra-original.


C'est la première fois pour moi que je rencontre un livre abordant le sujet des soeurs siamoises. Je ne m'attendais pas vraiment à cela lorsque je me suis procuré ce livre, car si vous me suivez depuis un moment vous savez que je me fis surtout à deux critères lorsque j'achète un livre, soit son titre, sa couverture et parfois son auteur. J'ai trouvé que cette problématique des soeurs siamoises était vraiment très bien exploitée. Le regard des autres et la sensation d'être parfois une "bête de foire" mais aussi le fait de tomber amoureuse tout en partageant le corps de sa soeur, je trouve cela assez proche de la réalité et cohérent avec l'âge des héroïnes.



La rédaction du texte.


Une autre première pour moi avec ce livre, c'est la rédaction du texte. Je ne me souviens pas avoir lu d'autres livres récents publiés en littérature de jeunesse qui soit rédigé en vers libre. La rédaction de ce roman apporte un réel plus à l'expérience de lecture. J'ai été transportée par les vers, cela apporte une certaine fluidité au récit tout en lui conférant un certain charme. J'ai d'ailleurs trouvé un autre livre qui s'approche beaucoup de cette forme d'écriture et je pense me le procurer sous peu, il s'agit de Songe à la douceur  de Clémentine Beauvais, cet auteur est d'ailleurs la traductrice d'Inséparables.


Une fin renversante.


J'ai été vraiment bouleversée par la fin de ce récit. C'est d'ailleurs assez étrange de ce dire qu'à la fois je m'attendais à ce qui allait se passer et qu'à la fois j'ai été profondément surprise par la finalité de ce récit. Ce livre a été un tourbillon d'émotions, il m'a fait rire, pleurer, m'a révolté et m'a parfois laissé perplexe. 


En résumé, j'ai passé un très bon moment de lecture, les personnages sont absolument attachants, le sujet est vraiment intriguant, intéressant et inédit et enfin, la plume de l'auteur est juste magique . Si vous êtes adeptes des histoires riches en émotions et des retournements de situations, foncez, vous ne serez pas déçus.

mercredi 20 septembre 2017

Nos cinq séries du moment #1



Hello les bookovores,

J'espère que vous allez bien et que votre rentrée s'est bien passée. Après avoir parlé longuement de livres et de musique, nous nous sommes dit que ça pourrait être sympa de vous parler d'une de nos autres passion; les séries. Nous passons beaucoup de temps à regarder des séries et nous avons décidé de vous parler un peu de celles qui nous ont particulièrement plus récemment.



Brooklyn Nine-nine:

Emy:

J’ai découvert cette série récemment sur Netflix et dès les premiers épisodes, j’ai tout de suite accroché. Je suis une grande fan de sitcom et on peut dire qu’avec cette série j’ai été servie, j’ai dévoré les trois premières saisons en deux semaines. Habituellement je n’aime pas trop les séries policières mais ici, les personnages sont hilarants, il y a des rebondissements, une pointe de romantique et quelques runnings-gags qui ne sont pas pour me déplaire et me font oublier l’univers dans lequel évolue les personnages un peu à la manière de H.





The Bold Type:

Ju':

Imaginez un cross over entre Faking it, Gossip Girl et le diable s’habille en Prada, vous voilà arrivez au siège de la rédaction de Scarlett ! Cette série est inspiré de la vie des employées du Cosmopolitain, un des plus grand magazine féminin américain.  Volontairement féministe, progressiste et à la pointe des problème sociaux des Etats-Unis, le programme n’oublie pas d’être fun et de nous proposer une bande de copine plus qu'attachante. Un vraie pépite !




Moon lovers: Scarlet heart Ryeo

Samy:

Pour ma part, je ne vais pas vous parler d’une série américaine, mais plutôt d’une série asiatique : un drama. De quoi ça parle ? Pour faire court, une jeune fille du XIXe siècle se retrouve projeter dans le passé à l’ère de Goryo (début du Xe au XIVe siècle) durant le règne de Taejo alors qu’elle essayait de sauver un enfant de la noyade. Ce drama m’a mise dans tous mes états. Il est très riche dans les thèmes qu’il aborde; touchant à la comédie, le drame, le fantastique, l’histoire, le voyage temporel et les conflits familiaux. Il est difficile de ne pas y adhérer. Il m’a fait rire, sourire, pleurer, il m’a également agacé mais passionné.






Sense 8:

Marine:


Ju’ vous ayant déjà présenté une de mes séries favorite de ce mois, je vais vous parler de Sense8. Vous allez me dire oui mais cette série a été arrêtée par Netflix, est-ce que ça vaut le coup de se lancer ? Pour l’instant j’ai vu la première saison et je dois vous dire que oui ça vaut la peine de la regarder ! Je suis littéralement tombée sous le charme malgré les quelques que incompréhensions auxquelles nous faisons face lors des premiers épisodes. On est plongé dans un univers que l’on ne comprend pas totalement. Et même si cela désarçonne, c’est tout à fait génial car le spectateur est en fait dans la même situation que les huit personnages qui ne comprennent pas ce qui leur arrive. En effet, les personnages très divers de cette série sont liés par la pensée et par leurs sensations. Comment cela est-il possible ? Lancez-vous et vous comprendrez !





Still Star Crossed:


Mime :

Une suite de Roméo et Juliette pleine d'intrigues. L'action se passe après la mort des deux amants maudits et les rues sont emplis de tension. Le Prince décide de marier Rosalyne Capulet à Benvolio Montaigue mais tout n'est pas aussi simple. J'aime vraiment l'ambiance de la série et les personnages mais j'attend les prochains épisodes pour pouvoir me prononcer.






On espère qu'une de ces séries vous aura mis l'eau à la bouche, en tout cas nous on a passé un très bon moment à les visionner.

vendredi 15 septembre 2017

[Marine] La Tresse de Laetitia Colombani




Auteur: Laetitia Colombani

Maison d'édition: Grasset

Secteurs: Littérature contemporaine

Nombre de pages: 222 pages

Prix du livre neuf: 18.00 €



Résumé:

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.
Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.






Après quelque temps passé sans écrire d’article et en ne lisant que très peu, je me lance dans l’écriture d’un nouvel article pour vous parler de La Tresse, le livre qui m’a sortie de ma panne de lecture. Je l’ai acheté sur un coup de tête et j’ai accroché dès la lecture des premières lignes. Mais étant dans une panne de lecture à ce moment-là, j’ai pris du temps pour le lire. Il est même arrivé que je ne lise pas pendant une semaine. Contrairement à ce que l’on aurait pu croire, ça ne m’a pas gêné dans ma lecture. Cela m’a permis de prendre le temps de lire et d’apprécier ma lecture. Avec du recul, j’ai l’impression d’avoir pris le temps d’écouter le son de chaque mot de ce merveilleux roman.


Dans ce roman, Laetitia Colombani nous raconte l’histoire de trois femmes de culture très différente mais qui, telle une tresse, sont liées bien plus qu’on ne le pense. Elles sont liées sans qu’elles-mêmes ne le sachent. Ce livre nous transporte donc dans trois endroits différents : en Inde avec Smita, en Sicile avec Giulia et au Canada avec Sarah. J’ai voyagé avec ce roman à travers ces trois cultures, j’ai aimé découvrir l’Inde et ses traditions, apprécier la douceur de la Sicile et me replonger dans la ville de Montréal que j’aime tant. C’est l’Inde qui m’a le plus marqué, certainement parce que c’est une culture que je ne connaissais que très peu mais aussi parce que le statut d’intouchable de Smita et de sa fille Lalita m’a indigné. Mais finalement ces trois femmes se trouvent toutes les trois dans une situation délicate et elles font preuve d’un tel courage pour s’en sortir qu’on ne peut en être qu’admiratif. Ces femmes se battent pour leur liberté et prennent leur vie en main pour atteindre leurs aspirations. Quoi de plus inspirant ?

Ce roman n’est pas seulement un tressage de trois destins puissants. Laetitia Colombani nous livre un roman très bien écrit, ce qui renforce l’intensité de l’intrigue. Le style est rythmé mais pas seulement dans le sens où tout s’enchaîne de manière rapide ! Non, l’auteur nous propose des rythmes différents qui correspondent à merveille avec l’atmosphère du passage que l’on est en train de lire. Le rythme accompagne la lecture et nous fait plonger de manière totale dans l’histoire. La sonorité des mots nous accapare totalement. Le rythme peut tout aussi bien nous plonger dans la douceur d’un moment passé entre mère et fille ou entre une femme et son amant que dans une atmosphère de travail où tout doit aller vite grâce à une écriture saccadée et rapide. Chaque chapitre correspond à une femme. De manière générale, les chapitres s’alternent toujours dans le même ordre : Smita, Giulia puis Sarah. Je vous laisse la surprise pour l’exception qui n’est pas anodine. Ces histoires sont comme trois brins qui s’entremêlent de manière régulière pour former une belle tresse, une belle histoire. Cette idée est renforcée par des passages en vers qui ponctuent et encadrent le roman. Cette alternance de chapitre crée une attente chez le lecteur, car à chaque fin de chapitre l’auteur nous laisse en suspens sur un élément qui donne envie de connaître la suite. Mais d’abord lisons ce qui arrive aux deux autres femmes !

Revenons rapidement sur ce qui arrive à ses femmes. L’une veut permettre à sa fille d’échapper à son destin d’intouchable, la deuxième fait tout pour permettre à l’entreprise de son père de rester à flot et cela même si sa famille ne l’en croit pas capable et la dernière se bat contre sa maladie mais aussi contre l’injustice que l’on fait subir aux malades notamment au travail. Elles sont toutes les trois dans une situation révoltante. Mais leur façon d’agir montre que les femmes sont fortes et c’est ce que j’ai adoré dans ce roman. Je ne vais pas vous en dire plus, je vous laisse le découvrir par vous-même.

La tresse est un très beau roman autant par la puissance de son sujet que par le rythme de l’écriture qui nous entraîne tout au long de la lecture. J’ai savouré chaque passage de ce roman et je vous laisse en faire de même, potentiels futurs lecteurs.





samedi 9 septembre 2017

Samy t'explique ... Les magical girls



LES MAGICAL GIRLS


Bienvenue à toi chère otaku ou néophyte curieux. Aujourd'hui, je t’emmène faire un tour du côté d'un genre de manga que tu as sûrement déjà du voir passer à la télévision : les magical girls

Qu’est-ce que s’est ?

Le magical girl est un sous-genre de la fantasy japonaise qui met en scène des jeunes filles dotées de pouvoirs magiques. La magical girl, le personnage, est liée à un royaume magique et détient des pouvoirs magiques pour faire le bien autour d’elle. Le plus souvent, elle est dotée d’une baguette magique et de petits compagnons parlant.
Leurs pouvoirs leurs permettent de se transformer en justicières masquées.
Elles mènent alors une double vie : entre collégiennes et justicières.

Les débuts

           Le genre est né dans les studios de la Toei Animation en 1970 avec Sally la petite sorcière. Le terme de magical girl permettait de désigner toutes les séries dont Sally, Caroline (Himitsu no Akkao-chan), Le monde enchanté de Lalabel.
En 1980, la production de magical girl est en plein déclin. Les Ashi Productions reprennent alors le flambeau avec une nouvelle série de magical girl dont Maho no princess Minky Momo, plus connu sous le nom de Gigi en France.
  • Gigi est une princesse magicienne qui vient d’un pays imaginaire du nom de Fenarinarsa. Dans ce pays y vit tous les personnages de contes fées et imaginaire, mais il est menacé à disparaître, car les habitants de la terre ont perdu leurs capacités à rêver. (Cela ne vous rappelle rien ? L’histoire sans fin de Michael Ende par hasard. Pour rétablir cet équilibre, le roi et la reine du royaume envoient leur fille Gigi sur Terre pour redonner espoirs aux humains et qui ré apprennent à rêver.
Gigi dispose d’une baguette magique qui lui permet de se transformer en adulte et d’avoir accès à tous les métiers. Elle est aussi accompagnée de trois animaux venant de son royaume.
C’est à partir de ce moment que les bases du magical girl vont être posées. Le marché du dessin animés va alors être fournis par quatre autres séries que vous avez sûrement vu passer à la télévision lorsque vous étiez enfant : Creamy, merveilleuse Creamy, Emi magique, Vanessa ou la magie des rêves, Susy aux fleurs magiques (lui par contre, je ne le connais pas.)
Tout comme au début des années 80, le genre s’essouffle. C’est alors qu’apparaît Nahoko Takeuchi en 1992 qui propose un renouvellement du genre en liant le magical girl au sentai, jusque-là réservé aux garçons. Le sentai est par traduction « l’escadron de combat ». Il désigne également les séries télévisées mettant en scène un groupe de super-héros costumés : Bioman, Power Ranger …
Que cela signifie ?
La magical girl qui jusque-là était solitaire se retrouve dans un groupe de 3 voir 5 personnes afin de combattre pour que le bien triomphe du mal. Née Sailor Moon par Nahoko Takeuchi en 1992, puis d’autres suivront comme Tokyo Mew Mew.

Comment les reconnaît-on ?
Il n’est pas difficile de reconnaître un magical girl.

1° Des pouvoirs magiques
La plupart du temps, les pouvoirs magiques lui sont confiés pour un temps limité.

2° Un royaume magique
Certaines de ces magical girl sont parfois reliées à un royaume magique. Elle peut être la princesse de ce royaume ou un habitant du royaume. Les pouvoirs lui sont alors innés.

3° Une transformation
Dans les magical girl, les scènes de transformations sont primordiales. Durant cette transformation, la magical girl enfile son costume.


4° Le costume
Elles portent des costumes et sont dotées d’accessoires magiques : une baguette, des outils magiques pour se défendre.

 

5° Le mentor

Les magical girl sont accompagnées de petits animaux ou créatures magiques ayant pour but d’être leur guide et de les protéger. 


Les magical girls étant assez nombreux, je ne vais vous en présenter que quelques-uns. Quels sont mes critères ?
Par époque. Vous faire un petit panorama de l'évolution.
La rareté. Le but étant de vous faire découvrir de nouveaux animés/mangas, mais sans vous perdre non plus.

1er Magicals Girls 

Titre : Himitsu no Akko-chan/The magic Mirror/Secrets of Akko-chann/Caroline
Thème : Fantasy – Comédie – School Life
Année : 1969
1ere diffusion en France : 1988
Nombre d’épisodes : 94 (terminé)
Chaîne TV : TF1 – Club Dorothée

Titre : Makko
Thème : Aventure – Comédie – Romance
Année : 1970
1ere diffusion en France : 1989
Nombre d’épisodes : 48 (terminé)
Chaîne TV : TF1 – Club Dorothée

Titre : Le tour du monde de Lydie
Thème : Drame – Magical girl
Année : 1979
1ere diffusion en France : 1988
Nombre d’épisodes : 50 (terminé)
Chaîne TV : La 5 – Youpie ! L’école est finie

Les années 80 à 90 

Titre : Gigi
Thème : Magie
Année : 1982
1ere diffusion en France : 1984
Nombre d’épisodes : 63 (terminé)
Chaîne TV : TF1 – Vitamine

Titre : Emi magique
Thème : Comédie – Magie
Année : 1985
1ere diffusion en France : 1987
Nombre d’épisodes : 38 (terminé)
Chaîne TV : La 5 – Youpie ! L’école est finie

Titre : Card Captor Sakura
Thème : Comédie – Magie – Aventure – Surnaturel– Romance
Année : 1996
1ere diffusion en France : 1999
Nombre d’épisodes : 70 (terminé)
Chaîne TV : Fox Kids 1999 (aujourd’hui Disney XD et Jetix) M6 en 2001

Les magical girls « sentai »

Titre : Pretty Gardian Sailor Moon
Thème : Comédie – Magie – Drame – Romance – Action
Année : 1992
1ere diffusion en France : 1993
Nombre d’épisodes : 46 (4 saisons)
Chaîne TV : AB Production

Titre : Magical Doremi
Thème : Comédie – Magie – Drame
Année : 1999
1ere diffusion en France : 2000
Nombre d’épisodes : 51 (4 saisons)
Chaîne TV : AB Production

Titre : Tokyo Mew Mew
Thème : Comédie – Magie – Drame – Romance – Science fiction
Année : 2002
1ere diffusion en France : 2005
Nombre d’épisodes : 52 (4 saisons)
Chaîne TV : AB Production

Les magical girls type thriller/drame psychologique

Titre : Peulla Magi Madoka Magica
Thème : Mort – Magie – Drame – Psychologique – Thriller
Année : 2011
Nombre d’épisodes : 12
Existe en manga : Oui

Direction les mangas : (On ne les oublie jamais cela ; je peux vous dire qu'il marque les esprits.)

Titre : Magical Girl of the End
Editeur : Akata
Thème : Horreur– Tragique – Fantastique – Psychologique – Thriller
Année : 2014
Nombre de volumes VO : 15 (en cours)
Nombre de volumes VF : 13 (en cours)
Prix : 6,95€
Animé : Non


Titre : Magical Girl Site
Editeur : Akata
Thème : Horreur– Tragique – Drame – Psychologique – Surnaturel
Année : 2015
Nombre de volumes VO : 6 (en cours)
Nombre de volumes VF : 6 (en cours)
Prix : 6,95€
Animé : Non

Titre : Kamichama Karin Chu
Editeur : Pika
Thème : Action– Comédie – Romance
Année : 2011
Nombre de volumes VO : 7 (terminé)
Nombre de volumes VF : 7 (terminé)
Prix : 6,95€
Animé : Non


Titre : Pita-Ten
Editeur : Solel
Thème : Action– Comédie – Romance
Année : 2005
Nombre de volumes VO : 8 (terminé)
Nombre de volumes VF : 8 (terminé)
Prix : 6,95€
Animé : Oui

Voilà les bookovores, mon article se termine ici. Je vous l'accorde, il était plutôt long. Je ne m'étais pas rendu compte à quel point il y avait autant d'informations. C'est un genre varié et très présent sur le marché. J'espère qu'il vous aura plu et que vous aurez découvert des animés que vous ne connaissiez-pas. C'est toujours un plaisir de vous avoir avec moi, mes petits bookovores !